Je ne sais pas où j'en suis. Je ne ferai pas dans l'originalité, une fois de plus. Je suis juste vide. Quatre lettres pour désigner l'immensité dans laquelle je suis perdue. J'ai l'esprit embrumé. Et je me répète. Et je rabâche. Inlassablement. J'ai perdu la partie. Je t'ai perdu. Je suis perdue . Il n'y a pas de panneaux de signalisation, dans le vide. Il n'y en a pas non plus, dans l'amour. Dans la vie. Pour moi ce sont des synonymes. L'un ne va pas sans l'autre. Je reviens toujours à mon point de départ. Je fais des montagnes russes. Entre le bonheur et le malheur. Mais j'ai du mal à monter. Je passe du rire aux larmes plus vite que mon ombre. Je stagne le plus souvent dans les niveaux du bas. Si vous me cherchez, descendez. Je me cache derrière un sourire. Derrière des rires un peu trop forts. Que certains arrivent à m'arracher. Mais quand je suis de nouveau seule, je suis déboussolée. Et je retrouve mon masque. La chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule. Alors j'essaie de sourire. Lunatique. Je pleure. Trop. Souvent. Souvent trop. Et je me hais. De pleurer comme ça devant des gens qui n'ont rien à faire là-dedans. Dans la rue, quand je m'ennuie. Et merde je tombe sur une fille de ma classe qui me regarde de travers. En cours, quand je n'en peux plus. Et que les larmes coulent toutes seules sans que je ne puisse rien y faire. Je suis bonne comédienne. Mais je ne joue pas la comédie. Tout ce que je fais, je le fais dans la démesure. D'un extrême à un autre. De l'amour à la haine. De la vie à la mort. . .
Il n'y a qu'un pas. .